voyage autour de l'Europe en musique et en fourgonette

6/05/2007 - LA SUİTE SUR...

Salut a tous,

 

On vous met tant de photos que ce blog est déja plein...

Pour la suite de nos aventures, ce sera donc désormais sur :

 

bordsdeurope2.uniterre.com

 

puis

 

baroudeurope.uniterre.com

 

Facile, non?

A bientôt,

Soizic et Olivier


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5/05/2007 - La Mer Noire

Mardi 24 avril

 

On descend le long de la cote bulgare. C'est de plus en plus sauvage, et la cote est magnifique.

 

 

                                                 

 

Printemps bulgare...

 

Mercredi 25 avril

 

On continue de longer la mer. On voudrait bien entrer en Turquie par la cote, mais les gens du pays nous confirment ce que nous montrait la carte: il n'y a pas de route par la, pas meme une piste. La falaise reprend ses droits quelques kilometres avant la Turquie.

 

 

 İl faudra donc remonter pour passer par Turnacik, dans les terres. Du coup on traine un peu...et on cherche un bivouac sur la falaise pour avoir un lever de soleil sur la mer (la côte est plein est), nous qui, côté Atlantique, sommes habitués a le voir s'y coucher.

 

Petit jour sur la Mer Noire.

 

Jeudi 26 avril

 

On trace vers la Turquie. Une petite heure a la frontiere pour tamponner les passeports, plutot comique, Soizic vous racontera...

On arrive prés d'İstambul en fin d'apreme. La grande banlieue d'İstambul en arrivant par l'ouest, c'est du beton sur une centaine de km. Beurk.

Puis on arrive en ville. Pour conduire a İstambul, il faut savoir que les panneaux, les feux rouges et autres marquages au sol sont purement decoratifs. Un seul code de la route : le klaxon. İl peut signifier tout autant "pousse-toi", "fais gaffe je passe", "vas-y mais grouille", "taxi?", "avance", "coucou les filles", "connard" ou bien "toi-même", tous le comprennent et l'utilisent comme un langage trés bien codé. Quant aux régles de priorité...la seule qui prevaut remonte a la nuit des temps, a l'aube d'une humanité naissante et encore farouche, ces âges primitifs ou l'impitoyable loi de la nature faisait encore office de code de survie : c'est le plus fort qui gagne. Autant dire qu'avec une Acadiane leste comme une enclume, il faut des nerfs solides...

Mais tout se passe bien, on longe la côte pour ne pas se perdre, on rejoint le Bosfore, et, avec l'aide d'Allah -dont les muezzin en haut des multiples minarets de la ville nous rapellent inlassablement la Tres İllustre Grandeur- on trouve un coin en plein centre, juste au bord de la Corne d'Or, ou on peut se garer en deux-trois manoeuvres pas plus. Cette planque nous servira tous les jours suivants.

La Corne d'Or, c'est l'estuaire du fleuve qui se jette ici dans le Bosfore.

Quant aux muezzins, ce sont en fait des haut-parleurs Bouyer qui font l'appel a la priere du haut des minarets...

On nous la fait pas.

 

Vendredi 27 avril

 

A İstambul, pas de camping, yok, nada, peau d'balle. L'auberge de jeunesse est pleine comme un oeuf. Alors on cherche, on cherche, et pour cette premiere nuit, on abdique pour un hotel prout-prout qui nous ruine le budget hebdomadaire, mais bon, on est douchés, reposés, on s'attaque a la ville.

C'est dur d'en parler...İstambul, c'est 10 millions d'habitants, un carrefour géographique et historique majeur, une fourmilliere hallucinante.

 

 

Les rues sont archi-combles, ca grouille, ca crie, ca sent bon, ca pue, c'est chouette.

 

 

Voici le grand bazar, trés beau mais un peu happe-touriste sur les bords.

 

      

 

Pour ce qui est des prix, gaffe : ici comme partout dans la ville, rien n'est affiché, tout est a la tête du client. Et comme, malgré ma gueule de métêque on porte sur nous qu'on arrive de l'ouest, tout est au moins multiplié par deux. C'est de bonne guerre, mais du coup, on limite vite les cafés (pourtant trés bon le cafe turc) et les dépenses superflues.

Pour trouver du calme, mais alors super-archi-calme, il suffit de se déchausser, d'entrer dans une mosquee et de fermer sa goule. 

Et la, aucun doute, Allah est grand.

 

 

              

                             

 

 

Dans les rues, on croise des fantômes tout noirs, des femmes drapées de pied en cap.

 

                                   

 

                                      

 

Pour les photographier, je me fais plus discret que jamais, j'ai pas envie d'avoir sur le dos une méchante fatwah, avec jugement divin et complications.

Le soir on file a Kilyos au nord du Bosfore, sur la mer noire, trouver un camping a 40 km de la ville. İl est tard, mais un gars nous ouvre, hilare en voyant la voiture et incredule en voyant la plaque française.

 

Samedi 28 avril

 

Repos : on lave le linge, et grillade de poissons tout frais aux petits poireaux locaux, avec un petit Riesling d'Alsace qu'on avait au fond du coffre (merci Yann!). Voila des forces pour repartir en ville.

Même chose, ça se raconte difficilement, mais ça fait un coucher de soleil sur la Corne d'Or, et c'est beau comme tout.

 

              

En veux-tu en voila...

 

Bon, d'accord, ça fait un peu carte postale, mais que voulez vous, moi je suis un romantique, et on se refait pas.

 

A part ça nos contacts s'avérent infructueux...les lycées français sont en plein examen et, debordes, ils ne peuvent nous recevoir, et les autres numeros ne repondent pas. On decide de ne pas trop s'attarder, le Caucase est encore loin.

Le soir on passe côté Asie (y'a 2 ponts suspendus sur le Bosfore) chercher bivouac, et, ayant largement quitté la ville, en pleine nuit, on trouve sur les collines un coin magnifique, calme, plat, sous un grand chêne silencieux. Allah est grand.

 

Dimanche 29 avril

 

Reveil sous le Grand Chêne.

 

Puisqu'on a une bonne planque, on en profite pour visiter un peu cette côte (mer noire côté asiatique). On prend des sardines sur le port et on va les griller sur la plage. C'est sans grand intérêt, bien sûr, mais je raconte tout ça rien que pour vous faire râler.

 

La plage.

 

       

Le port.                                      La mer.

 

 

Ca c'est une grenouille. Ca n'a rien a voir avec le sujet, mais bon, comme je l'ai choppee ce jour-la...

 

Aprés tout ça, on retourne sous notre grand chêne, maintenant qu'on connait la route, on va pas se gêner.

 

Le soir sous le Grand Chêne.

 

 

Lundi 30 avril

 

C'est un taureau qui nous réveille. On est chez lui, meugle-t-il dans un Turc aproximatif et trés menacant. İl tourne autour de la voiture, braille et gratte le sol furieusement. On en mene pas large. J'ai pas la fibre toreador. J'ai tellement la trouille qu'il charge la bagnole (j'ai vu deja dans les Landes une vache égarée s'en prendre a une voiture, he ben c'est pas joli-joli) que j'en oublie de le prendre en photo. Mais peu a peu il s'éloigne et, toujours en jurant comme un charretier, s'en va rejoindre une autre prairie...OUF!

On décampe, et il nous faut retourner a Kilyos (côté Europe) pour chercher un dossier oublié samedi dernier dans un cyber-café. İl contient des tas de papiers, ainsi que la carte bleue de secours. Y'a des jours comme ca...

Le trajet est assez tendu. Et a l'arrivée : tout est la, bien en place, on récupere tout.

Puisqu'on vous le dit : Allah est grand!

On file vers l'est, direction Trabzon.

 

Mardi 1er mai

 

Ce matin, c'est la pluie qui nous réveille, la premiere du voyage. Grmbl, me dis-je, aprés tout on est bien a l'abri, je me rendors. Et 10 secondes plus tard, je me reveille tout a fait, les yeux grand ouverts. Saperlipopette! me dis-je alors (je chatie mon langage, en privé) : on est posés tout en haut d'un chemin de terre qui serpente en lacets le long d'un vieux ravin...si ca s'imbibe, c'est la bouillasse et on passe plus. Reveil catastrophe, grmbl me répond Soizic a son tour, puis on bache tout sous la pluie et on decolle. Flotch, flotch, ca passe, mais il fallait pas beaucoup plus. On est trempés, boueux, et la pluie ne s'arretera pas de la journée. La route est sinueuse et défoncée. Dommage, la cote a l'air belle, mais on n'y voit pas a 20m, rapport au brouillard.  Et ca flotte, ca flotte...

Bon, on se dit qu'il y a des jours ou Allah est moins grand que d'autres, c'est tout.

 

Jeudi 3 mai

 

On reprend vers l'est. Le soleil est revenu. La route est un ravissement de charme et d'espieglerie : a gauche le ravin qui surplombe la mer noire (bleue azur) (comme son nom l'indique), a droite, la montagne, belle et verticale, et au milieu la route qui serpente, truffée de grosses pierres inopinées qu'il faut éviter en zigzaguant joyeusement. Un régal.

 

Une rare ligne "droite".

 

Les bleds traversés ne sont plus du tout touristiques. On nous regarde toujours comme des extra-terrestres, avec de larges sourires. Voyager en Acadiane, sans mentir, ca favorise énormément les contacts chaleureux. Dés qu'on s'arrête pour demander un renseignement, c'est un jovial attroupement autour de la bagnole, et de quelle année elle est, et ma parole vous arrivez de France avec ça, et vous allez jusqu'ou, le tout en Turc, en charabia et avec les mains. Joyeux.

 

 

 

 

Sur la route on commence a voir de jolies perles, des vieux Dodge chargés a bloc, des triporteurs tout branlants qui fument jaune, et la reine des vieilles françaises : la R12 (mais si, rappelez-vous) dans toute sa mocheté, break, berlıne, brillante ou pourrie, c'est LA voiture familliale dans l'est de la Turquie.

 

La R12...la classe.

 

D'une façon générale, les gens qu'on rencontre sont rigolards, et d'une infinie gentillesse. Un marchand de légumes que je photographiais avec sa femme dans leur bel étal m'a vu, on s'est souri, et direct il nous arrête pour nous payer un thé. Avec plaisir. İl commande 4 thés a la boutique d'a coté, on s'assoit, on papote, on se comprend qu'a moitié, mais de l'autre on rigole alors c'est que du plaisir. Sur notre carnet, il fait écrire son adresse par un copain plus lettré que lui, on pourra leur envoyer les photos (du noir et blanc, elles seront pas ici). On repart chargés de fraises, melons et pamplemousses sans qu'ils n'acceptent la moindre yeni lira (monnaie).

Le soir on dort prés de la riviere, au son des grenouilles.

 

Vendredi 4 mai

 

Toujours vers l'est, on approche de Trabzon. Quelques images.

 

 

Le port de Sinop

 

Les autres photos sont dans l'album photo, faut y aller voir.

 

Puis on arrive a Trabzon. Un des plus grands ports de la mer noire, avec tout le folklore qui va avec, des bordels plein les quais, etc...On trouve une agence de bateaux qui nous emmenera a Soci (Russie) en juin, depuis ici, et on cherche un camping, qu'on trouve non loin de la, au bord d'un lac joli.

 

Le lac joli.

 

Demain on va voir Trabzon, et on vous racontera, bien entendu...

 

 


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5/05/2007 - Trabzon, un port a l'est de la Turquie

On a navıgué cette apres-midi (4 maı) entre le port et le quartier de la mairie... on dirait un immense bouge et ce n'est pourtant pas le premıer que je découvre! (de port!). Les hommes paraissent des voyous et les femmes semblent travailler tard le soır et meme la journée!

On se sıtue toujours plus a l'est et chaque jour, c'est comme si l'aventure ne faisait que commencer. Tintintin!

 

Hier soir, on allait quitter la ville de Çarşamba quand le maraicher a coté duquel on était garé nous interpelle  et nous propose de partager le rituel thé "çay" (prononcer tchaï). On accepte, direct le type me cede son tabouret, je m'assois a coté de sa femme et les hommes s'installent un peu plus loin et commence alors une double conversation.

C'est drole a raconter car depuıs une semaine que nous sommes en Turquie, notre vocabulaire et donc nos conversations restent tres limitées.  Maıs je crois avoir compris qu'ils sont mariés depuıs 15 ans et qu'ils ont une fılle de 12 ans. La femme était tres fatiguée et avait hate de boucler son étal a 21h.

Je lui ai fait voir d'ou on venait et le trajet parcouru depuis un mois.

Apres avoir un peu insisté, c'est finalement un passant qui a écrıt leur adresse pour envoyer les photos qu'Olivier a prises.

On est reparti avec 2 poches pleines de fraises, oranges et melon. On leur a offert un Opinel bien de chez nous. Avec la femme on s'est embrassé et c'étaıt bıen. On est reparti trouver notre dormir du soir le coeur content.

 

Notre dormir de ce soir, on l'a trouvé a Yildizli,sur les conseils de l'office de tourisme de Trabzon.

Ce n'est pas la premiere fois que cela nous arrive en Turquie, maıs le camping n'est peut-etre pas déja ouvert ou n'existe plus...toujours est-il, on ne l'a pas trouvé!

La ou on s'arrete le réceptionniste nous informe que c'est un restaurant mais que peut-etre... S'amene un autre gars du resto et puıs un ancıen (probablement le pere du second), nous faıt signe de stopper le moteur et nous amene voir le terrain qu' il nous propose pour camper, pour la douche bıen sur on peut en prendre une, deux, trois ou meme quatre....bon disons une par personne sera suffısant : ça faıt donc 2!

Voıla, l'affaire était quasiment conclue a un détail pres, le terrain n'étaıt pas accessıble pour notre acadyane pourtant sı robuste.

Qu'a cela ne tıenne, le réceptıonniste au noeud papıllon étaıt déja en traın de rétablır le terrain a grand renfort de sa pıoche, l'ancien dégageait les grosses pierres et  5 minutes plus tard, on surplombait la guinguette et le lac.

C'est aussı ça l'hospitalité turque !


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5/05/2007 - Le passage des frontıeres

On a franchi l'İtalıe et la Slovenie comme une lettre a la poste. Pour la Croatie, on nous a demandé nos passeports et les douaniers ont vérifié en un petit coup d'oeıl notre chargement. Ca n'était pas long mais déja on se sentait un peu plus loin de chez nous.

 

17 avrıl, Bosnie Herzegovine, inspectıon méticuleuse de tous les papiers mais a la fın, ce sont des sourires que nous échangeons.

 

21 avrıl, la Serbie, les douaniers ont tourné 20 minutes dans l'acadyane, entre suspicion et amusement... passeport, carte grise, carte verte. Ce qui les a le plus intrigué c'est un sachet rempli d'épices, ils l'ont tourne dans tous les sens. On s'est empressé de les rassurer : no drugs!  Evidemment, on n'est pas fou!

N'empeche qu'avec leurs uniformes, ca marche a tous les coups : on en mene pas large. Quand Olivier leur a ouvert mon sac d'accordéon, allez savoır pourquoı, ıls ont eclaté de rire.

 

22 avrıl, la Bulgarie, protocole idem avec en plus un grand douanier tout barraqué qui a secoué dans tous les sens l'acadyane en souriant de plus en plus fort. İl voulaıt probablement tester les suspensions du véhicule alors on a rigolé avec lui maıs nous, un peu jaune parce qu'il avait l'air tres fort (mais pas méchant du tout).

 

26 avrıl, la Turquıe et contrairement aux autres frontieres ou une équipe de douaniers s'affairent autour de l'auto, on nous a demandé de nous garer et de se rendre dans les bureaux.

Au premıer guichet, vérıfıcatıon de nos passeports : on récolte un joli tampon rouge.

2eme guichet, vérificatıon des papiers du véhicule et du passeport de monsıeur. Tamponnage. Je tends mon passeport maıs je n'insiste pas car ıl n'en veut pas et ne rigole pas!

3eme guichet, (il va sans dire que ces guichets ne sont ni numérotés, ni a coté les uns des autres), obtentıon du visa sur le passeport de monsieur, je tends timidement le mien, un peu echaudée, mais encore une fois, je n'étais pas concernée.

4eme guichet, (de l'autre cote du batiment), vérification des tampons sur le passeport d'Olivier. Le gars avait l'air beaucoup plus détendu que les autres alors je persévere dans mes tentatıves maıs lui non plus n'était pas intéressé alors je risque un petit : "you are not ınterested ın my passeport ?" Il a un peu rıgolé maıs moi, j'étaıs assez décue.

5eme guichet, vérıfıcatıon des tampons avérés vérıfıés, je commence a piger, je regarde a peıne le douanier genre pas concerné du tout et ıl ne m' a rıen demandé, comme prévu!

Bılan : j'aı un pauvre tampon tandıs qu'Olivier en a au moins 3 avec des tas de sıgnatures et un visa pour 6 mois.

Bıenvenus en Turquıe. Merci!

J'aı des échanges de regards assez pénétrant mais jamais hostiles avec  des femmes voilées. Celles quı portent la burqa, je n'ose pas trop croiser leur regard tant elles m'ımpresıonnent.


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25/04/2007 - Le regard de Soizic

23 avril


Burgas, sur le bord de la Mer Noire en Bulgarie.

Terasse d'un resto avec "A toi" de Joe Dassin...bizarre, non?

 

Nous avons traverse toute la Bulgarie pendant la journee d'hier : on l'a intitulee "Cap a l'est". Au debut, je pensais a "Nous n'irons pas a Sofia",  genre "Capri, c'est fini", mais a quoi bon!

J'appartiens a ces 73% d'electeurs (merci beaucoup Jocelyne), mais je n'ai pas vote a droite : on a vire a l'est, un point c'est tout.

Puisque le liberalisme est de rigueur, chacun sa mouise apres tout mais je ne donne pas cher de mon autonomie, au retour de la boucle - si nous y parvenons - et c'est pourtant quelque chose comme ca que je dois essayer de vouloir trouver...

 

Pas facile d'avoir confiance en soi sans etre presomptueux... disons que j'ai aussi de tres desagreables sensations en rencontrant des autochtones pour fournir le garde-manger par exemple, sans posseder le vocabulaire. J'ai souvent l'impression d'eveiller le mepris chez mon interlocuteur, voire de provoquer :"Tiens, je vais la faire raquer celle-la qui ne pane pas grand chose". Je crois qu'avec mes grands yeux d'ahuris, il doit y avoir ecrit "pigeon"

 

 

Petit precis typique


En Slovenie, Croatie et parfois Bosnie, l'alphabet est latin (25 lettres) avec 3 lettres en plus que je ne trouve pas sur ce clavier bulgare (S,G,Z avec des tildes au-dessus).

En Serbie et Bosnie, l'alphabet est cyrillique mais la, je suis debutante.

Pourtant, a l'oral, il s'agit quasiment des memes langues.

 

En Slovenie, c'est l'euro, en Croatie, on paie avec des kuna (1 euro = 8kn), donc la kuna equivaut grosso modo a nos anciens francs.

En Bosnie, on paie avec des marka (1 euro = 2km).

En Serbie, ca s'appelle des dinnars ( 1 euro = 80 din).

 

Dimanche, lorsque nous avons traverse la Bulgarie, on n'avait pas prevu le coup pour le change et ca nous apprendra...les banques sont fermes a la frontiere serbe. Mais qu'a cela ne tienne, Olivier a trouve (dans ce no-man's land ou on n'est ni en Serbie ni en Bulgarie) un type avec une malette pleines de monnaies de tous les pays, genre un gars expert en "affaires" et moyennant sa petite comission il a bien voulu de nos derniers dinnars contre des euros. Apres, ce n'etait plus un probleme pour les transformer en lev (1euro = 1,95 lev). Facile!

 

Depuis la Bosnie, on traverse des pays pauvres et bien entendu ils ne sont pas epargnes des prodigieuses enseignes de Coca-cola ou Mac Do ou encore des ecrans geants avec des mannequins qui font leur defiles de mode.

Mais en ville, on voit beaucoup d'anciens qui louent leur pese-personne ou qui brodent la journee durant et vendent leur marchandise. Egalement des fillettes qui font la manche en jouant de l'accordeon ou des enfants mutiles qui font l'aumone.

Chez nous aussi on connait les clochards - enfin pas vraiment a Pleuville - mais partout en France ca existe. Mais ca colle quand meme une grosse baffe.

Je pense a Danielle qui me disait : "comme un voyage initiatique". C'est la verite vraie et pour un tas de raisons mais mes sensations, mes emotions sont trop epaisses pour y mettre deja des mots.

Le prix des choses? Le prix de la vie?

Pour 55 000 euros on peut s'acheter une coquette maisonette avec vue imprenable, sur la mer Noire, en Bulgarie. Et si on partait a l'invasion...mais non, c'est pour rigoler.Ah!Ah!

 

Et puis il y a tous ces bons moments ou les enfants et les grands se retournent joyeux sur notre passage en acadyane. Un policier bulgare nous a meme arrete en s'exaltant par 2 fois : "Acadyane? Acadyane!", et puis avec un tres large sourire nous fait signe de circuler.

 

Et puis l'apprentissage du charabias, c'est quelque chose. Il nous arrive d'aller au resto et quand on souhaiterait manger de la viande (desolee d'ecoeurer les vegetariens),alors on imite la bete. L'humour aussi c'est universel.

Dimanche soir en Bulgarie, la serveuse de la ville de Travitsa, quelque peu desemparee nous fait signe de la suivre. En cuisine, elle ouvre son grand frigo et nous fait composer du doigt notre menu. J'ai trouve ca insolite et tout s'est passe par l'echange de moultes sourires et n'empeche, notre carnet de vocabulaire multilingue se remplit!

 

 

Pour l'instant, c'est surtout du tracage et c'est bon! C'est impressionant de voir evoluer les paysages, les couleurs, les arbres, les oiseaux, les tronches, les postes de douane...

Mais une fois dans le Caucase, on aura un peu plus le temps de se poser et ce sera surement merveilleux....

 

 

 

C'est pas la Gallice mais la mer Noire et depuis la Bulgarie, c'est le lever du soleil qu'on peut attraper! (pas deja en photo, a suivre...)


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23/04/2007 - ex-Yougoslavie 2

mercredi 18 avril

 

 La route pour Dubrovnik est defoncee, mais praticable. Sur les collines, des maisons explosees a coups d'obus, des facades trouees d'impacts de bastos de la guerre pas si lointaine. Au niveau de Neum, un petit bout de cote est serbe. Les frontieres sont ici des passoires, trois pauvres douaniers font signe de la main aux voitures pour passer, sans chercher a trier le bon grain de l'ivraie, sans meme lever le nez de leur Paris-turf local.

 Et voici enfin Dubrovnik, la belle, fortifie, charge d'histoire.

 

Intra-muros, c'est classe patrimoine historique de l'humanite par l'unesco, et on les comprends. Ici la guere parait loin, tout est refait a neuf pour rassurer le touriste. Seul un panneau a l'entree de la ville indique en noir les impacts d'obus tombes en 91/92..le panneau est tout noir, autant dire que les mortiers n'ont pas fait semblant. Merde. Quelle connerie, la guerre, et comment y penser sans dire des gros mots?...Dans un hall, des photos d'identite par centaines de combattants tombes. Et re-merde, tous ces gars-la auraient aujourd'hui mon age, et devraient profiter de ce beau soleil d'avril, une main sur la fesse de leur bien-aime... 

 

      

 

A midi, pique-nique sous les remparts, et premier bain dans l'Adriatique. Elle est froide, mais claire et limpide...bleue...

 

     

 

Pour resumer : Dubrovnik est immense de beaute, mais vu coment ca grouile de touristes en avril, je deconseille aux voyageurs d'y aller en ete, ca doit etre une pure fourmilliere.

15h : on decolle pour Mostar, retour vers la montagne. On passe en Bosnie. Les douaniers rigolent en voyant la voiture. Petite route de montagne, c'est beau, sauvage. A Trebinje, apparition du ciryllique sur les paneaux...je ne regrette pas mon annee de Russe en 2nde, ca aide. La Bosnie est pauvre, ca saute aux yeux. Ici, pas de cote, pas de touristes, moins de dollars. On cherche un bivouac, mais des panneaux aux bords des routes signalent des mines anti-personnel...ca nous refroidit, bien que les locaux a qui on demande nous repondent confiants qu'il n'y en a plus. Et partout encore, des maisons explosees, des facades criblees. De ce cote aussi ca a cogne. Aux abords des villages, de grands cimetieres mixtes (steles musulmanes et tombes a la croix), beaucoup sont presque neufs. A la guerre, pas de vainqueur, que des perdants. Les gagnants? marchands d'armes et industriels. Chez nous, ils ont pour nom Dassault, Lagardere...on les cite en exemple de reussite. Combien d'hommes tombes pour faire leur fortune?

Si je suis amer?

Allez-y faire un tour.

Ca brasse.

 

Jeudi 19 avril

 

Matin : Mostar. Encore des traces de la guerre. Quelques soldats de l'ONU se balladent, meles aux touristes dans la vieille ville. Le celebre pont est reconstruit, symbole de reconciliation...et des boutiques a touristes en pagaille tentent de haper les cars de Japonais debarques en masse.

On moisit pas.

 

Apreme : Sarajevo. Pareil en plus gros, plus urbain. Minarets, eglises orthodoxes, bonnes soeurs catholiques, etudiants, Mercedes rutilantes, mendiants...ville de contrastes. C'est beau, mais on se dit que pour trouver des centres historiques qui ne soient pas integralement investis par des boutiques a la mode et des terrasses branchouilles, il nous faut barrrer a l'est, toujours plus a l'est.

 

   

 

On dort au camping, car la banlieue est un peu flippante, et...cap sur les montagnes.

 

Mercredi 20 avril

 

On vise Gorazde par les chemins de traverse. Au bout de quelques bornes de petite route, un policier nous arrete pour nous prevenir que d'ici a Gorazde, y'aura plus d'asphalte sur 20 km, rien que de la piste de montagne, et il semble sceptique sur la capacite de l'auto a passer le col. On le rassure et on avance...et on ne le regrettera pas. C'est magique! Nous conseillons cette route a tous les voyageurs, il ne faut pas un vehicule trop precieux, mais franchement, ca passe a l'aise, et c'est d'une beaute! Tiens, voila quelques images, c'est reducteur, mais ca donne une idee.

 

 

La piste

 

Le col

 

La montagne

 

La descente sur Gorazde

 

Samedi 21 avril

 

Et dire que demain, c'est les elections chez nous et qu'on capte meme pas France-Inter!

Tot matin, on passe la frontiere pour passer en Serbie. Premiere fouille, mais le douanier a l'air plus curieux que vraiment suspicieux. On est vite dans la vallee. C'est moche, on trace. Je me gourre de route, 1h30 de detour, j'ai confondu Kruzevac et Krgujevac sur les panneaux. Faut dire qu'ils sont rares, et en ciryllique...

Le soir, joli bivouac dans les pres, apres Nis.

 

 

 

Dimanche 22 avril

 

Vroum, toute la sainte journee.

 

 

On passe en Bulgarie. Les douaniers secouent le voiture dans tous les sens, hilares. Le soir on stoppe dans une station pour voir la tele et le resultat des elections. Sego vs Sarko...c'est d'un triste! Enfin, j'en parlerai dans une chronique a part, sinon y'en a pour des heures.

Le soir, on touche enfin la Mer Noire, a Burgas, il est 1h du matin, mais on y est!

 

Lundi 23 avril 

 

Flanerie a Burgas

    

 

N'hesitez pas a aller voir l'album photo, y'a d'autres images

 


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20/04/2007 - l'ex-Yougoslavie

9 Avril

Nous quittons Ales pour traverser les Alpes par Gap puis le col de Montgenievre, 1850 m dont laplupart en seconde. Ca va pas vite, ca grimpe, un coup de premiere est souvent necessaire, mais ca passe, voici le col et zou ca descend, ce sont les plaquettes qui travaillent, assistees du proverbial frein-moteur de notre vaillant flat-twin.

Voici la plaine du Pô, sinistre, industrielle et marecageuse. Imaginez une route faite de ronds-points entre les lignes droites, exclusivement bordee de zones industielles et commerciales, genre MacDo et Mondial Moquette qui pourrissent les peripheries de nos villes, mais de facon ininrerrompue sur des centaines de kilometres....

Un cauchemard pour campeur-sauvage, car il n'y a pas un metre de bordure qui ne soit pas impitoyablement asperge de la lumiere blafarde des lampadaires inutiles...tout semble construit pour les besoins exclisifs de l'industrie : c'est moche et fait en depit du bon sens.

On trouve quand meme un bivouac sous les oliviers vers le lac d'Iseo, bien apres Milan, coinces entre la route et un camping ferme.

 

10 Avril

On trace bien vite de ce cloaque direction Slovenie. Le parc automobile nord-italien est triste et moche, rien que des nouveautes en plastoc meetallise, pas une deuch, pas meme une cinquecento, notre tres estimable cousine transalpine de chez Fiat, cette adorable petite machine populaire et passe-partout, deja deboutee des routes par de cubiques et plastiformes mochetes genre Fiat Uno. Quand tout a coup, traversant Verone : chouette, deux deuch rutilantes devant un garage. On stoppe, photo, et toque a la porte du garage. Nous ouvre un gars jovial et rigolard, Renato, deuchiste rital qui cause un tres bon francais et nous donne un rendez-vous a Kubed (Slo) pour une concentre de deuch le WE prochain.

Et ca repart le coeur plus leger. On entre en Slovenie par Goriza et la, changement magique de paysage : c'est BEAU!

Ca grimpe, c'est montagneux, vert , sauvage, on est heureux ( la route n est meme pas bordee de vert sur la carte Michelin...il faudra ecrire au directeur.)

On arrive a Ljubjana et sur les conseils de Kaja Sivik des jeunesses musicales slovenes, on va passer la soiree a l'hotel Celica ( prononcer tselitsa), l'auberge de jeunesse de Ljubjana qui organise concert et jam session autour des musiques trads. Bostjan,un clarinetiste epoustouflant, nous introduit (si j'ose dire), rencontres, boeuf...c'est chouette. On  y rencontre aussi Lado, artiste slovene qui nous a invite a passer la nuit chez lui, on s'installe dans son jardin apres quelques Absynt Supreme maison. Salut Lado!

 

11 avril

Flanerie a Ljubjana, ville etonnante, riche, etudiante ou les jeunes filles, les jeunes hommes, les dames et les messieurs sont tous sapes comme des princes.... La ville est propre, belle et on dirait assez neuve.

 

 une facade de Ljubjana

 

Fin d'apres-midi, on decolle vers les collines au sud. C'est splendide a couper le souffle. Pour bivouaquer on n'a que l'embaras du choix, ca regorge de chemins perdus dans les bois parmi les loups et les resineux.

La Slovenie sauvage

 

 12 Avril

Notre squatt est si beau qu on y traine une grande partie de la journee, puis on descend sur Cerknica et on bivouaque vers Dalunje Jezero pres d un lac magnifique. Grillades et bonne nuit.

 

13 avril

On veut voir la mer alors on file sur Kopper: La ville est jolie mais la cote , helas, est souvent gachee par les betoneurs immobiliers, les memes qui ont sabote la cote d'azur, car l'argent, lui, n'a pas de patrie.

On remonte dans les collines bivouaquer non loin de Kubed

 

14 avril

 

Au matin, on repere vite le site de la rencontre car quelques deuches sont deja sur place. On s'installe et ca arrive de tous les cotes et de toutes les couleurs : deuch, dyane, DS, ami8, HY et la magnifique DAK que nous decouvrons : une espece d'acadyane locale, fabriquee a Kopper sous la licence Citroen.

 

La Dak, notre acadiane version Slovene

 

On fait copain avec Anton qui arrive en 2CV verte rutilante, avec au cul l'ancien logo YU de Yougoslavie ( au lieu du SLO d usage aujourd hui). Il nous expliquera plus tard qu il temoigne ainsi de la betise du decoupage actuel, ainsi que d'une certaine nostalgie du temps de Tito, ou si certes tout n'etait pas toujours rose, du moins chacun avait un boulot, un toit, la secu a 100%, tres peu d'argent, mais des valeurs et une qualite de vie autres que la course a la consommation qui domine aujourd hui dans le pays. Anton a une bonne quarantaine, un sourire enchanteur, un humour debride, et travaille 12h par jour pour nourrir sa famille et entretenir ses 2 deuches.

     

Citromania slovene...             Notre planque

 

Le soir on se regale de calamars a l'ail, de pivo (la biere Yougos) et de vin local, puis un groupe de rock anime la soiree avec un repertoire de Pink Floyd, Purple, Hendrix, Doors... c'est pas revolutionnaire, mais ca fait bien plaisir a entendre et ca rapelle de bons souvenirs.

On dort sur la corniche sous un arbre fleuri.

 

15 avril

Ce sont les adieux, dans les claquements de portieres et les chants sublimes des ron-ron de deuches qui demarrent, et on decolle vers le sud, pour voir Pula, au sud de l'Istrie. Le temps est toujours merveilleux et un leger vent favorable nous pousse jusqu'a la pointe, apres Pula, ou on pique-nique sur les rochers, les pieds dans l'eau ( encore trop froide pour y tremper le reste), face a l'azur intense d'une mer limpide aux clapotis lascifs et paresseux d'un Neptune assoupi dans les abysses bleutes d'une Adriatique alanguie sous le tendre soleil d'avril, et si avec ca j'ai pas la moyenne a ma redac...

 

   

l'Adriatique       une meduse fraggle-rock

  

A la pause cafe, deux Croates nous abordent et le plus ancien, Hrvoje Tomislav, 73 ans, prof de croate a la retraite est tres heureux de pouvoir bavarder avec nous dans la langue de  Moliere : "Je avant estudie vos langage", nous dit-il en tres bon francais.

Puis on remonte vers Riejka pour sqatter la cote croate : on aura fait le tour de l 'Istrie dans la journee... tant que la deuche avance, on en profite bien. En Dalmatie c'est la Bura, fort vent du nord, qui souffle par froides bourrasques et qui nous scotche parfois en 3eme, meme sur du plat. Mais ca passe toujours.

On trouve une crique abritee ou les pecheurs locaux et patibulaires nous confirment qu'on peut dormir la sans problemo... Premiere nuit croate bercee par les clapotis de l'eau, et le vent qui secoue la voiture.

 

   

sans commentaires

 

16 avril

On decolle pour Zadar. La cote est toujours aussi magnifique, no comment, les photos sont rares car c'est si grand que ca ne passe pas dans l'objectif, meme un 28mm ne peut que transformer l'immense panorama en un derisoire timbre-poste.

Breve escale  a Zadar, c'est un port, c'est beau, mais c' est touristique et consumeriste. Vivement qu'on se baigne et qu'on reparte dans les montagnes.

Ce soir c'est notre premier camping, histoire de laver le linge, retouver les vieilles sensations de la douche, laver l'equipage et reposer les chevaux.

 

       

 

17 avril

On decampe assez tard, direction toujours le sud. Le croate est tres proche du slovene, c'est une tres belle langue et on y trouve  - avec un peu de chance et beaucoup d'attention – une voyelle pour 3 ou 4 consonnes. Ca donne des hrvom, des Krsk, et quand Soizic me lit la carte, j'ai parfois l'impression qu'elle mange des gateaux secs.

On bivouaque au bout d'une piste blanche bordee d'oliviers avec en haut de la colline une charmants chapelle isolee qui veillera sur notre nuit.

 

  

nuit croate

 

matin croate

 

 


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8/04/2007 - C'est parti

Cette fois, on y est. C'est le printemps, tant attendu cette année car il annonce notre départ. Aprés moultes heures de préparation de la voiture, l'habitat, la mécanique, et l'équipage sont enfin prêts (à tout). Nous quittons la maison le 2 avril, la lune est pleine et c'est de bonne augure. C'est parti pour 5 mois sur la route, aux bords d'Europe.

 
Bâchée dehors, habillée dedans : notre fidèle Acadiane est prête.

Première étape chez Sergio, le grand frêre d'Olive. Il habite un très beau coin du Gers, lieu dit  A.Peyrot  (vous m'avouerez, quand même...), et nous passons quelques jours chez lui pour les derniers réglages de la bagnole. Sergio, son boulot c'est les avions (les gros), et sa passion c'est les motos (les vieilles), alors vous pensez si c'est pas un malheureux bi-cylindre 600cm3 qui va lui faire peur... On se met donc du cambouis jusqu'aux oreilles, du bon vin jusqu'aux narines, du magret jusqu'au jabot, et...samedi 7 avril, tout est prêt, calé, réglé, poncé, vidangé, digéré, ventilé, branché, cablé, serré, bu, cousu, vissé...
On se lève avec le soleil gascon de ce très beau petit matin, on s'embrasse...et ZOU!



Au petit jour, Sergio et Soizic scrutent vers l'est qui nous attend.

Cap à l'est, y'a de la route. On file sur Alès, petites routes, forêts, montagnes, les Cévennes sont belles à croquer et le soleil nous sourit tout le trajet. La classe. Tout près d'Alès, deuxième étape, on se pose chez la grande soeur de Soizic, Patou et son (bientôt)mari, encore un Olivier, faut dire que de notre génération on est un certain nombre, à croire que les jeunes parents des années 60/70 faisaient rien qu'à se copier par dessus l'épaule...
C'est encore une étape gastronomique, on se goinfre comme des rois, on se repose, on commence ce blog, et on étudie la carte pour le passage des Alpes, où les choses sérieuses vont vraiement commencer.
Les choses sérieuses, c'est un tour (presque) complet de l'Europe (géographique s'entend) passant par les Balkans, la Turquie, le Caucase, la Russie, la Scandinavie, et retour par le nord dans nos verts pâturages de Charente. Ca fait de la borne.

Le trajet prévisionnel et approximatif.

Pour l'heure, il faut traverser les Alpes et l'interminable plaine du Po sans traîner en chemin, car nous sommes attendus les 10 et 11 avril à Ljubiana (Slovénie), pour y jouer dans un festival de musiques traditionnelles slovènes.
Et bien sûr, on vous racontera.


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Ce blog contiendra des récits, des photos et peut-être des sons glanés, braconés, échangés tout le long du parcours.

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